Rendre la robotisation industrielle plus concrète, productive et maîtrisée.

Robotiser sans se tromper de poste

Qualifier un poste, chiffrer une cellule et sécuriser une application, sans confondre le robot et la machine.

Calculer le retour sur investissement

Ce que couvre le site

17
dossiers publiés
3
rubriques de référence
4
signatures spécialisées

Chaque dossier cite ses sources et distingue ce que les textes imposent de ce qui relève d'un argument commercial.

Calculateur de retour sur investissement

Outil de la rédaction

Calculateur de retour sur investissement

Le calcul part de vos propres hypothèses de poste et n'ajoute aucun taux implicite. Il rend les heures reprises par la cellule sur une année, le gain net une fois la charge d'exploitation déduite, et le délai au bout duquel l'investissement est couvert.

Renseignez les six champs pour obtenir les heures reprises, le gain net annuel et le délai de retour. Aucune donnée n'est conservée.

Qualifier avant de chiffrer

Ce poste est-il un bon candidat

Le rendement d'une cellule se joue au moment où l'on choisit le poste, bien avant le choix de la machine. Quatre signes plaident pour, quatre autres devraient faire chercher ailleurs.

Ce qui plaide pour

Ce qui devrait alerter

Comparateur

Cinq familles, cinq domaines d'emploi

Le bras articulé n'est pas la réponse par défaut. Chaque architecture excelle sur un geste et échoue sur un autre, et le tableau ci-dessous dit lequel.

Domaines d'emploi, points forts et limites des cinq familles de robots industriels
Famille Le geste qu'elle sait faire Ce qui la distingue Sa limite structurelle Où on la trouve
Bras articulé 6 axes Présenter un outil sous n'importe quelle orientation Le plus polyvalent : suivi de contour, accès contraint, reprise d'orientation Charge admissible qui chute bras tendu, configurations singulières à éviter en implantation Soudage, collage, chargement de machine, assemblage complexe
Bras horizontal SCARA Descendre, agir, remonter, toujours dans le même axe Rigide verticalement et légèrement complaisant dans le plan : idéal pour l'insertion Aucune orientation hors de l'axe vertical, course verticale limitée Vissage, insertion, transfert plan à plan, dépose de produit
Portique cartésien Déplacer selon trois axes perpendiculaires Coût au mètre de course sans équivalent sur les grandes surfaces Encombrement au sol ou en hauteur, dynamique modeste Palettisation de grande emprise, chargement de zones étendues
Architecture parallèle Prendre et déposer très vite des pièces légères Inertie réduite, accélérations qu'aucune architecture sérielle n'atteint Charge faible, volume de travail restreint, souvent associée à une vision Tri à haute cadence, conditionnement de produits légers
Robot mobile autonome Transporter, pas manipuler Navigation par carte, contournement d'obstacle, aucun aménagement lourd Comportement moins prévisible qu'un chariot guidé, sensible aux environnements changeants Approvisionnement de bord de ligne, évacuation, navette entre zones

Le critère qui tranche n'est pas dans ce tableau : y a-t-il une raison de production pour qu'un opérateur se trouve dans l'espace du robot pendant qu'il travaille. Si la réponse est non, la cellule fermée reste la plus rapide et la moins chère. Ce que le mot cobot recouvre vraiment

Les rubriques

Trois entrées dans le sujet

Ingénierie

Cadrer, sécuriser et réceptionner une cellule sans découvrir les obligations à la mise en service.

6 dossiers · Voir la rubrique

Cobots & robots

Ce que recouvrent les familles de machines, et les critères qui évitent un équipement inadapté.

6 dossiers · Voir la rubrique

Applications

Soudure, palettisation, assemblage, contrôle : ce qui décide du rendement réel en atelier.

5 dossiers · Voir la rubrique

Ce que coûte une cellule

Sept postes, et trois qui n'apparaissent pas

Le bras est le poste visible, celui que l'on compare entre fournisseurs. Il ne décrit pas ce qui produit des pièces.

  1. 01
    Le bras et sa commande

    Le seul poste que l'on compare vraiment entre fournisseurs.

  2. 02
    Le préhenseur

    Pince, ventouse, aimant ou outil dédié. Un préhenseur multiréférences coûte plusieurs fois le prix d'un préhenseur unique.

  3. 03
    L'alimentation et l'évacuation

    Convoyeur, magasin, table indexée. C'est ce poste qui décide si la cellule tourne seule ou avec quelqu'un devant.

  4. 04
    Les protections et fonctions de sécurité

    Leur ampleur dépend directement du mode d'interaction retenu entre l'opérateur et la machine.

  5. 05
    L'intégration

    Étude, programmation, mise au point, essais, documentation. Du temps d'ingénieur, compté en semaines.

  6. 06
    La formation

    Des jours de formateur, et surtout des jours de production des personnes formées.

  7. 07
    La maintenance et les pièces d'usure

    Contrat, consommables du préhenseur, disponibilité des pièces.

Les trois dépenses absentes de la première offre

La préparation du site
Sol, alignement, énergie, éclairage. Modeste poste par poste, significatif une fois additionné.
Le temps interne de projet
Spécifier, arbitrer, assister aux essais, réceptionner. Ce temps est pris sur d'autres missions.
La montée en cadence
Une cellule ne produit pas à son rendement nominal le premier jour. La production perdue fait partie du coût.

Le détail des sept postes, et comment comparer deux offres

Les cahiers de la rédaction

Trois dossiers de référence

Chaque rubrique est adossée à un dossier de fond, mis à jour avec les articles qui le détaillent. C'est par là qu'il faut commencer si le sujet est nouveau pour vous.

Questions à la rédaction

Six questions qui reviennent en atelier

Ce sont celles que les responsables de production posent avant d'engager un budget. Chaque réponse est signée par la personne qui suit le sujet.

Un cobot est-il vraiment plus sûr qu'un robot classique ?

Non, et la question est mal posée. Un robot, apte à la collaboration ou non, n'est qu'un des éléments du système final. Le bras peut intégrer des fonctions de limitation de puissance, mais le procédé, l'outil et la pièce génèrent des risques que sa conception n'a pas pu anticiper : une lame transportée à vitesse réduite reste coupante, et une pièce chaude reste brûlante. C'est l'intégration de la sécurité à la conception de l'application qui rend celle-ci sûre. En pratique, c'est l'application qui est collaborative, pas la machine.

Devenons-nous responsables si nous montons nous-mêmes le préhenseur ?

Oui. Un robot vendu sans outil ni application dédiée est une quasi-machine, et son fabricant fournit une déclaration d'incorporation. Dès qu'il reçoit ses équipements externes, l'ensemble devient une machine, et celui qui l'assemble en délivre la déclaration de conformité : prestataire ou entreprise utilisatrice, la règle est la même. Beaucoup d'ateliers découvrent ce point à la mise en service, quand il faut produire un dossier technique que personne n'a constitué.

À partir de quel volume la robotisation devient-elle rentable ?

Le volume seul ne répond pas. En soudage par exemple, ce qui décide est la part du temps réellement passée arc allumé : une pièce à faible volume mais à cordons longs se robotise mieux qu'une pièce à fort volume avec quelques points. Ailleurs, c'est la pénibilité qui fait basculer le calcul, parce qu'elle intègre les arrêts évités et les restrictions d'aptitude. Le bon réflexe est de qualifier le poste avant de chiffrer la machine.

Pourquoi le devis du bras ne ressemble-t-il pas au budget final ?

Parce que le bras est un poste sur sept. Autour de lui vivent le préhenseur, l'alimentation en pièces, les protections, l'intégration, la formation et la maintenance. Trois dépenses supplémentaires n'apparaissent presque jamais dans une première offre, parce qu'elles relèvent de l'entreprise : la préparation du site, le temps interne de projet, et la production perdue pendant la montée en cadence.

Faut-il un système de vision sur notre poste d'assemblage ?

Dans trois cas seulement : quand la pièce arrive dans une position non garantie, quand un contrôle doit être fait dans le même cycle, et quand la traçabilité impose de lire un marquage. En dehors de ces situations, une vision ajoutée par précaution allonge le cycle, complique la mise au point et introduit une sensibilité à l'éclairage ambiant que l'atelier ne maîtrise pas toujours. L'éclairage compte d'ailleurs plus que la caméra : un défaut qui n'apparaît pas nettement à l'image ne sera pas détecté de façon fiable.

La robotisation supprime-t-elle vraiment la pénibilité ?

Elle traite bien les efforts répétés, les postures extrêmes, la répétitivité à cycle court et les vibrations d'outils portatifs. Elle ne traite pas, et peut aggraver, trois facteurs : le rythme imposé qui supprime la marge de manœuvre, la monotonie des tâches de surveillance, et les contraintes du guidage manuel. Un poste dont on retire le port de charge pour installer une surveillance permanente au rythme de la machine n'a pas forcément progressé. C'est pour cela que le poste d'après se conçoit, il ne se découvre pas.

SONDAGE DES LECTEURS

Sur votre prochain projet de robotisation, qu'est-ce qui vous inquiète le plus ?

835 réponses Un vote par visiteur, résultats conservés en base

Retours de terrain

Six erreurs qui reviennent

La rédaction

Qui écrit ces dossiers

L'équipe de la rédaction dans un atelier industriel
Portrait de undefined

Rédaction

Douze ans passés en intégration de cellules robotisées, d'abord comme automaticien puis comme chef de projet chez un intégrateur de la vallée du Rhône. Il a livré une quarantaine de cellules en tôlerie, en mécanique et en agroalimentaire, et connaît de l'intérieur l'écart entre le devis et le budget final.

Portrait de undefined

Rédaction

Ingénieure en bureau d'études, formée à l'ergonomie du travail. Elle conçoit des postes intégrant des cobots et des robots d'assistance, avec une attention constante à ce que devient le travail réel une fois l'équipement installé.

Portrait de undefined

Rédaction

Ingénieure méthodes en équipementier automobile pendant huit ans, spécialisée en vision industrielle et en contrôle dimensionnel automatisé. Elle a mis en service une vingtaine de postes de contrôle et travaille aujourd'hui sur l'industrialisation de lignes d'assemblage.

Portrait de undefined

Rédaction

Responsable hygiène et sécurité pendant quinze ans dans la métallurgie, puis préventeur indépendant. Il accompagne la mise en conformité de cellules robotisées et l'analyse de risque des applications collaboratives, en s'appuyant sur les référentiels de l'INRS et sur les normes de la série NF EN ISO 10218.

Retours de lecteurs

Ce qu'ils ont découvert en cours de projet

Portrait de Franck L.
Nous avons chiffré la cellule sur le prix du bras. L'alimentation en pièces et le bridage ont représenté davantage, et personne ne nous avait dit que nous devenions intégrateurs en montant nous-mêmes le préhenseur.
Franck L. Tôlerie, 24 salariés
Portrait de Hélène R.
Le temps de nettoyage quotidien ne figurait dans aucun calcul de rendement. Nous l'avons découvert après la mise en service, et il a fallu reprendre l'accessibilité des protections.
Hélène R. Responsable production, agroalimentaire
Portrait de Damien V.
Le gain le plus net n'a pas été le temps de cycle mais les fumées. Notre soudeur n'est plus à côté de l'arc, et son poste a complètement changé de nature.
Damien V. Atelier de soudure, 9 salariés

Nos sources

Les organismes consultés

Les faits normatifs et réglementaires cités dans nos dossiers viennent de ces organismes. Chaque logo renvoie à la rubrique du site qui s'y appuie.

À lire ensuite

Les dossiers précédents

Voir tous les dossiers publiés